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Jean-Paul MARAT
06.12.2013, 21:45
Jean-Paul MARAT

Son père a d’abord connu une carrière religieuse dans son pays, la Sardaigne, où il est « lettore di arte », un pédagogue renommé de l’Ordre de la Merci. Alors qu’il s’évertue à implanter un collège à Bono, Jean Marat est en butte à des tracasseries fiscales qui compromettent toute l’entreprise, il se résout dès lors à quitter son pays pour Genève. Converti au calvinisme, il rencontre et épouse la jeune huguenote française, Louise Cabrol, dont la famille originaire de Castres « ne dérogeait pas en faisant du commerce ». Neuf enfants naîtront de cette union stable et heureuse : Marianne-Françoise, l’aînée voit le jour à Yverdon en 1742, Jean-Paul, l’aîné des fils, à Boudry en 1743 (1).) Leur père a trouvé un travail comme dessinateur dans l’indiennage et il complète ses revenus par des leçons (histoire, géographie et langues) ainsi que par l’une ou l’autre consultation médicale. Pour les petits Marat, les compétences paternelles sont une aubaine, ce que Jean-Paul se plaît à rappeler : « Par un bonheur peu commun, j’ai eu l’avantage de recevoir une éducation très soignée dans la maison paternelle.

Jean-Paul Marat quitte sa famille après ses études secondaires, fin 1759 ou début 1760. Il est à Bordeaux en 1760-1762 ; il séjourne à Paris en 1762-1765 où il entreprend en autodidacte des études de médecine ; en 1765, il est à Londres où il commence la pratique de la médecine. En 1770, il est médecin et vétérinaire à Newcastle. Il écrit un roman : Les Aventures du conte Potowsky, et un essai : Essay on the human soul (Essai sur l’âme humaine). Il est de retour à Londres en 1772 ; il y écrit, en 1773, A philosophical Essai on Man (Essai philosophique sur l’homme) et, en 1774, un ouvrage politique The Chains of Slavery (Les chaînes de l’esclavage), dans lequel, s’appuyant sur une documentation historique abondante, il ramène l’histoire aux volontés de puissance des chefs et des princes, et montre comment on devient despote. Après un examen des moyens et des auxiliaires du despotisme, il prône l’insurrection, la  révolution par la violence, comme étant les moyens de le vaincre.

En 1775, il est reçu docteur en médecine à l’université de Saint-Andrew, en Écosse. Il rentre à Paris en 1776 pour pratiquer la médecine. Il est nommé médecin des gardes du corps du comte d’Artois en 1777. Il rédige son Plan de législation criminelle au cours des années 1777-1778, où il s’attaque à l’ordre social en dénonçant le caractère de classe de la justice, des lois, de l’État et du droit de propriété.

« Le droit de posséder découle de celui de vivre : ainsi, tout ce qui est indispensable à notre existence est à nous, et rien de superflu ne saurait nous appartenir légitimement tandis que d’autres manquent du nécessaire. »

En 1783, il est couronné par l’Académie de Rouen pour un mémoire sur l’électricité médicale. Après 1784, à 41 ans, les  ennuis s’accumulent, il échoue dans ses travaux scientifiques, suite à des démêlés académiques. Il échoue dans sa tentative d’obtenir la charge de la fondation d’une Académie des Sciences à Madrid ; il perd sa charge de médecin des gardes du corps du comte d’Artois. Bref, il finit par vivre d’expédients. Et, en 1788, il tombe gravement malade.

Le 8 août 1788, Louis XVI est obligé de convoquer les États généraux pour le mois de mai suivant. Le médecin Marat se transforme en ardent journaliste. Début 1789, il rédige Les Charlatans modernes où il fait la dénonciation des savants officiels et recommande la suppression des académies, et Offrande à la patrie ou discours au tiers état de France et son Supplément où il brosse le tableau d’un État idéal. Le 12 mars 1789, le Supplément fait l’objet d’une saisie. Le même mois, il est élu membre du comité électoral du district des Carmes, pour la préparation des États généraux. Que fait-il de mars 1789 au 14 juillet de la même année ? On l’ignore.

Le dimanche 19 juillet, il est au Comité des Carmes où il propose d’avoir une presse. Sur le refus du comité, il démissionne. Le 11 août, il réussit à faire paraître un journal : Le Moniteur Patriote, mais ne peut le conserver. Le 23 août, il publie La Constitution, ou projet de Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, suivi d’un plan de Constitution juste, sage et libre, qu’il envoie au comité des cinq que l’Assemblée nationale a chargé de préparer le préambule de la Constitution.

Le 12 septembre 1789, Marat publie son premier numéro du Publiciste parisien qui devient, le 16 septembre, L’Ami du peuple. L’Ami du peuple est un quotidien de huit, douze ou seize pages, dont Marat écrit tous les articles. C’est un long éditorial qui en occupe la majeure partie. Son tirage est estimé à 2000 exemplaires. Il est interrompu à plusieurs reprises, en octobre 1789, janvier 1790 et juillet 1791, lorsque Marat entre dans la clandestinité. Dès le 15 octobre, Marat signe « Marat, l’Ami du peuple ».

Marat entre dans la clandestinité le 8 octobre 1789. Le 12 décembre, il est arrêté, mais relâché grâce à l’intervention de La Fayette. De nouveau dans la clandestinité en janvier 1790, réfugié à Londres en février et mars, il lance de là un grand nombre de pamphlets. En mai, il est rentré en France et reprend la publication de l’Ami du peuple avec lequel il mène campagne contre la guerre, contre Mirabeau et La Fayette. Dès le 12 juin, il publie également le Junius français, qu’il arrête le 24 juin, après 13 numéros. Le 30 juin, dans son n° 149, l’Ami du peuple publie la Supplique de dix-huit millions d’infortunés aux députés de l’Assemblée nationale. Le 31 juillet l’Assemblée nationale lance de nouvelles poursuites contre lui. Il entre de nouveau dans la clandestinité et ce sont de nouveaux pamphlets qu’il publie.

En janvier 1791, il est à nouveau en justice pour délit de presse. En février, il reçoit l’appui des Cordeliers et en juin, il dénonce dans lAmi du peuple les préparatifs de la fuite de roi et après Varennes, la faiblesse de l’Assemblée à l’égard du roi. En septembre, il fait savoir qu’il quitte la scène politique. Marat semble découragé ; le 15 décembre l’ami du peuple cesse de paraître pour quatre mois.

En janvier 1792, il rencontre Robespierre. Il est hébergé chez les sœurs Evrard et s’éprend de Simone, 28 ans, fille d’un modeste charpentier en bateaux, qu’il avait connue à son retour de Londres, en avril 1790 et qu’il épousera devant l’Être Suprème. En mars-avril, soutenu par les Cordeliers, il prépare un recueil de ses articles : L’École du citoyen. Le 12 avril, l’Ami du peuple reprend sa parution ; il poursuit sa lutte contre la guerre, contre La Fayette et engage la lutte contre les Brissotins. Le 3 mai, l’Assemblée législative lance un décret d’arrestation contre Marat. C’est de nouveau la clandestinité. L’Ami du peuple ne paraît plus que de façon discontinue.

Le 10 août, le peuple s’est soulevé. Dès le 14 août l’Ami du peuple paraît à nouveau. Le 2 septembre Marat est nommé comme adjoint au Comité de surveillance de la Commune de Paris. Quel fut son rôle ou sa responsabilité dans les massacres de septembre ? La question est très controversée. Jean-Paul Marat, par ViollatLe 9 septembre, Marat est élu député de Paris à la Convention, le septième sur vingt-quatre, par 420 voix sur 758 votants. Le 21 septembre paraît le dernier numéro de l’Ami du peuple, et le 25 septembre, le premier numéro du Journal de la République française.

Du 21 septembre 1792 au printemps 1793, la Convention semble dominée par les Girondins. Dès le 25 septembre, les attaques de la Gironde contre Danton-Robespierre-Marat, accusés d’aspirer à la dictature, sont continuelles. Du début novembre 1792 au 21 janvier 1793, le procès de Louis Capet domine toute la scène politique ; c’est Marat qui enlève, le 6 décembre, le vote capital en faisant décider que tous les scrutins sur ce point auront lieu par appel nominal à voix haute. Il vote pour la peine de mort.

Le 26 février 1793, un premier décret d’accusation contre Marat est rejeté, mais le 12 avril, il est décrété d’accusation par la Convention. Le 24 avril, il est acquitté par le Tribunal révolutionnaire. Dès la fin mai, Marat est l’un des principaux animateurs du soulèvement parisien contre la Gironde. On se rappellera son apostrophe célèbre : « Levez-vous donc, peuple souverain ! ». Le 3 juin, il suspend son activité à la Convention, il souffre d’une maladie inflammatoire qui s’aggrave.

Le 13 juillet, il est assassiné à son domicile par Charlotte Corday. Jacques-Louis David fut chargé d’organiser des funérailles grandioses. Marat fut inhumé dans le couvent des Cordeliers et transféré le 25 novembre au Panthéon. En février 1795, tous les bustes de Marat furent brisés, jetés dans les égouts. Que devint le corps de Marat ? Ce qui est certain, c’est qu’il ne repose plus au Panthéon.
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