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Michel de Montaigne , Essais
06.12.2013, 22:02
Michel de Montaigne (1533-1592), Essais



Il existe plusieurs éditions des Essais. Montaigne commença à les rédiger vers 1572 :

La première édition date de 1580 : il s’agit des Livres I et II (texte [A]).
La deuxième édition date de 1582 : elle présente quelques additions au texte initial.
La troisième édition, qui date de 1587, est la version identique à l’édition de 1582.
La quatrième édition, quant à elle, date de 1588 et comprend de nombreuses additions ainsi que le Livre III ; il s’agit du texte [B].
À sa mort, Montaigne laisse un exemplaire des Essais avec de nombreux ajouts : on dit qu’il s’agit de « l’exemplaire de Bordeaux » (texte [C]).
Enfin, il existe une édition posthume des Essais (1595) : c’est celle de Marie de Gournay et Pierre de Brach.

 
Livre I, chapitre 8, « De l’oisiveté »

Comme nous voyons des terres oysives, si elles sont grasses et fertilles, foisonner en cent mille sortes d’herbes sauvages et inutiles, et que pour les tenir en office, il les faut assubjectir et employer à certaines semences, pour nostre service. Et comme nous voyons, que les femmes produisent bien toutes seules, des amas et pieces de chair informes, mais que pour faire une generation bonne et naturelle, il les faut embesongner d’une autre semence : ainsin est-il des esprits, si on ne les occupe à certain subject, qui les bride et contraigne, ils se jettent desreiglez, par-cy par là, dans le vague champ des imaginations,

    Sicut aquæ tremulum labris ubi lumen ahenis
   Sole repercussum, aut radiantis imagine Lunæ,
    Omnia pervolitat latè loca, jamque sub auras
    Erigitur, summique ferit laquearia tecti. 

Et n’est folie ny réverie , qu’ils ne produisent en cette agitation,

    velut ægri somnia, vanæ
    Finguntur species. 

L’ame qui n’a point de but estably, elle se perd : Car comme on dit, c’est n’estre en aucun lieu, que d’estre par tout.

    Quisquis ubique habitat, Maxime, nusquam habitat 

Dernierement que je me retiray chez moy, deliberé autant que je pourroy, ne me mesler d’autre chose, que de passer en repos, et à part, ce peu qui me reste de vie : il me sembloit ne pouvoir faire plus grande faveur à mon esprit, que de le laisser en pleine oysiveté, s’entretenir soy-mesmes, et s’arrester et rasseoir en soy : Ce que j’esperois qu’il peust meshuy5 faire plus aysément, devenu avec le temps, plus poisant, et plus meur : Mais je trouve,

variam semper dant otia mentem6,

qu’au rebours faisant le cheval eschappé, il se donne cent fois plus de carriere à soy-mesmes, qu’il ne prenoit pour autruy : et m’enfante tant de chimeres et monstres fantasques les uns sur les autres, sans ordre, et sans propos, que pour en contempler à mon ayse l’ineptie et l’estrangeté, j’ay commencé de les mettre en rolle7 : esperant avec le temps, luy en faire honte à luy mesmes.

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